np deforestation La culture de l'huile de palme est l'une des causes principales de la déforestation dans le monde.
savoir ingredients "Matiéres grasses végétales" & "huiles végétales" : deux ingrédients souvent synonyme de présence d'huile de palme.

Fruit-tella sans sucres Expresso Ce produit contient peut être de l'huile de palme

Rayon : bonbons

Jelly bean Ce produit ne contient pas d'huile de palme

Rayon : bonbons

Régal'ad Ce produit contient peut être de l'huile de palme

Tortilla Chips Ce produit ne contient pas d'huile de palme

Rayon : chips, aperitif

Tortilla Chips Ce produit contient de l'huile de palme

La culture de l'huile de palme : cause majeure de déforestation dans le monde

Vous avez certainement eu vent des problèmes concernant la santé qu'apporte la surconsommation de produits palmés mais le principal problème qu'engendre la culture du palmier à huile est une déforestation massive.

Par an, ce sont plus de 500 000 nouveaux hectares de palmiers qui voient le jour sur le seul territoire indonésien.

Selon le WWF, plus de la moitié des nouvelles palmeraies plantées chaque année en Indonésie succéderaient à de la déforestation fraîche.

Depuis plusieurs dizaines d'années l'Indonésie et la Malaisie sont les premiers producteurs mondiaux (84% de parts de marchés cumulées en 2009) ce qui concentre la grande majorité des cultures de palme sur l'île de Bornéo. S'il subsiste encore 40% de la superficie des palmeraies indonésiennes appartenant à de petits planteurs, la majorité de la surface productive appartient à des compagnies privées créant de grands champs de palmiers, bien souvent en empiétant sur la forêt primaire.

L'industrie de la palme dévaste la forêt primaire à Bornéo

Bornéo, une île dévastée

L'île de Bornéo, un peu plus grande que la France, a vu la forêt primaire de son territoire fondre de moitié en 60 ans, sous l'effet des buldozers et des tronçonneuses. La vente de bois tropicaux est effectivement une ressource très lucrative. Et que voit-on bien souvent apparaître juste après une coupe à blanc : une palmeraie.

 

On passe d'une forêt riche en biodiversité (Bornéo, comme toutes les forêts équatoriales, possède une biodiversité d'une richesse inouïe) à une monoculture où rien ne vit, si ce n'est les palmiers. Les animaux de la jungle n'y trouve rien à manger, et si par malheur ils mettent les pieds dans les champs de palmiers, ils sont parfois tués, comme ces 12 éléphants, à cause des dégâts commis.

La perte d'habitats que subissent les animaux de la forêt poussent certaines espèces à l'extinction, la culture massive des palmiers à huile en est clairement responsable. L'écosystème terrestre local en est bouleversé mais pas seulement : la déforestation a aussi une grande influence à l'échelle globale en terme de réchauffement climatique.

Une faune sauvage à l'agonie

Selon le WWF, cinq grands mammifères d'Indonésie sont en voix d'extinction, à cause de la réduction de leur espace vital imputable aux plantations de palmiers. Si seulement 4 espèces sont représentées ci-dessus c'est que deux espèces d'Orang-Outan sont menacées : l'Orang-Outan de Sumatra (en danger critique d'extinction) et celui de Bornéo (en danger d'extinction). Le mélange braconnage / perte d'habitat est pour eux une catastrophe.

Les « forêts » de palmiers à huile réduisent de 90% le taux de biodiversité et apportent avec elles des intrants (pesticides, engrais) qui modifient l'équilibre des sols et des écosystèmes aquatiques. La demande en huile de palme devrait, selon les experts, quasiment doubler entre 2010 et 2020; et l'augmentation de production serait située à 60% en Asie du Sud-Est. Si rien n'est fait aujourd'hui, ces 5 espèces auront disparu d'ici 2020.

Un orang-outan dans un paysage de désolation

Des peuples indigènes rayés de la carte

Les animaux ne sont pas les seuls à être touchés. Les Penan, par exemple, un peuple de Bornéo, voient leur territoire réduit à peau de chagrin et leur mode de vie disparaître petit à petit. Voici ce que rapporte le site survivalfrance.org à ce sujet :

« Matu, un chef penan dont la terre a déjà été couverte de plantations de palmiers à huile a dénoncé : ‘Nous avons été dépossédés par la force de notre terre et de nos forêts. Nos arbres fruitiers ont disparu, nos zones de chasse ont été considérablement réduites et nos rivières sont polluées, les poissons meurent. Auparavant, il y avait plein de sangliers par ici. Aujourd’hui, nous en chassons à peine un tous les deux ou trois mois’. »

Le massacre est loin d'être terminé

La déforestation à tout va est encore en cours et dans l'immédiat la seule chose à faire est de réduire notre demande d'huile de palme. Cette solution n'est évidemment que temporaire, non pérenne, mais le débat et de notre « dépendance » à l'industrie de la palme est bel et bien lancé.

On dirait de la forêt, mais c'est une plantation de palmiers à huile !

L'Union Européenne représente seulement 12% de la demande mondiale en huile de palme, où les pays émergents que sont l'Inde et la Chine sont les premiers demandeurs. Mais si nous commençons ne serait-ce que par stopper la croissance de notre demande, ce sera déjà un premier pas de fait. Les solutions pour remplacer cette huile existent, même si aucune ne remporte précisément « la palme » (pardonnez le jeu de mot).

RSPO : une triste mascarade...

Une lueur d'espoir, dans ce combat face à la déforestation, fut en 2004 la création de la RSPO (la Table Ronde sur l'Huile de Palme Durable) : une organisation censée endiguer les problèmes environnementaux de cette culture. Ce programme devait faire en sorte que les sociétés privées adhérentes respectent un cahier des charges ayant pour objet de limiter les dégâts sur le milieu naturel en protégeant des morceaux de forêts. L'huile ainsi produite obtenant le statut d'huile de palme certifiée CSPO (Certified Sustainable Palm Oil).

Malheureusement ce projet, un temps soutenu par le WWF, ressemble plus à un déguisement d'apparat qu'autre chose car rien n'a vraiment changé : des plantations ont obtenue le label alors qu'elles s'installaient sur des forêts primaires rasées pour l'occasion. De l'aveu même du WWF, certains principes mêmes de la RSPO sont peu réfléchis :

« […] il semble légitime de se demander si un îlot de 5 hectares au sein d'une plantation de 10 000 hectares, sans corridor avec l'extérieur est réellement efficace. »

Trop d'acteurs de la RSPO se sont engager en n'y voyant que ce qu'il y avait à retirer d'un point de vue commercial. D'ailleurs la RSPO n'a pas eu le succès escompté en terme d'adhésion : moins de 1% des compagnies indonésienne d'huilerie ont rejoint le programme. Alors si en plus elles ne le respectent pas et que ce programme n'a pas été suffisamment bien pensé en terme de protection de la nature, on comprend pourquoi l'image de cette organisation est déplorable.

Des plantations à perte de vue

Le gouvernement indonésien lui-même s'est peu investi dans la RSPO et d'après le rapport du WWF, sa volonté de contrôler l'impact écologique du développement de la filière semble faible voire inexistante.

L'huile de palme : symbole d'une mondialisation effrénée

On le voit : la demande mondiale grandissante ne fait qu'accélérer le processus de déforestation à Bornéo. L'Afrique commence aussi a être sérieusement touchée, avec les mêmes problèmes : déplacements forcés de populations autochtones et perte de biodiversité. Je vous invite à consulter le dossier de Greenpeace à ce sujet : La dernière frontière de l’huile de palme | PDF.

Deux "forêts" bien différentes en terme de biodiversité

Malheureusement, l'utilisation quasi-systématique d'huile de palme dans les produits transformés provoque aussi des problèmes sanitaires.

+ Lire la suite


Par pour NoPalm.org
Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :
Twitter Facebook Google Plus Linkedin email